Calendrier des activités

 

         

          Au XIIe siécle, la ville était protégée par un premier rempart achevé en 1164. Cette protection permit aux modestes espaces des rives de l’Isère, enfin assurées, de développer des accotements pour recevoir et décharger les premiers radeaux de longs sapins, et massifs fayards du Vercors, ainsi que les robustes rouvres des forêt du Royans.

     Romans fluvial  
 

      Là, se faisait le travail du bois et du fer, indispensable aux nombreuses constructions générées par le développement et le dynamisme de la ville. Des marchands de passage, attirés par cette vitalité, s’arrêtaient et installaient leur commerce et leur activité. Cette prospérité de la cité attira aussi de nombreux paysans des alentours, qui trouvaient facilement des emplois dans ce lieu très attractif.
Bientôt, la ville dut se développer à l’est de la porte Pailheray, le long du chemin de Grenoble, et au bord de la rivière. L’Isère permettait le transport de matières et d'outils et la présence de nombreuses résurgences fournissait l’énergie pour les scies et le pilon des forges. Ces maisons et ateliers nouveaux étaient construits à la manière de l’époque, murs en pisé ou torchis, toit de chaume comme à la campagne. Ce quartier, hors les murs, fut appelé « quartier Pailheray » (prononcer Pailleraye), mot autant dédaigneux que moqueur.
Sur le chemin de Grenoble, parallèle à la rive de l’Isère, s’alignèrent les premiers commerces qui formeront le tracé de ce qui deviendra plus tard le quartier Saint-Nicolas.

       
 

         Au XIVe siècle, une seconde enceinte, plus vaste que la première, fut construite pour protéger ces nouveaux quartiers. Dans le même temps, plusieurs ports s’installèrent le long des rives sécurisées. Avec la Renaissance, la révolution industrielle s’amorce et de véritables ports se sont créés avec des zones bien délimitées par des noms personnels. Au siècle suivant, on comptera dix ports à Romans : Ports Saint-Nicolas, Romeyer , Merlin, Orphelines, Neuf, Sabaton… et trois à Bourg-de-Péage : Pizançon, Moulin… Le chemin de halage, du Rhône jusqu’à Grenoble, est amélioré, ce qui entraîne une activité à Saint-Nicolas, avec les ateliers d’artisans, les négoces, les tavernes et les « boui-boui à Gourmandines » qui est un arrêt très apprécié et attendu par les équipages de « radeliers » et mariniers qui, la décharge terminée, festoient le soir, achètent et boivent à qui mieux mieux.
Nous vous invitons à découvrir un côté inconnu de la vie portuaire des mariniers dans la vallée du Rhône et celle des rudes marins d’eau douce de l’Isère, lors d’une prochaine projection et conférence, qui aura lieu avant Noël, au 3 rue des Clercs, dans la grande salle des archives municipales de Romans.

             La Sauvegarde du Patrimoine romanais - péageois                                                    Elvio Segatto

L'association S.P.R.P. a pour buts de défendre et de favoriser la conservation du patrimoine architectural, historique, culturel et environnemental des villes de Romans, Bourg de Péage et leurs pays, par l'étude et une meilleure connaissance des deux cités traversées par la rivière Isère. Elle a pour objets d'organiser diverses manifestations, expositions et conférences, parutions, journées du patrimoine. L'association S.P.R.P. s'interdit toute propagande politique ou religieuse et toute forme de discrimination et garantit la liberté de conscience.