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SPRP  -   1 rue des Clercs  -   26100 Romans sur Isère.    Réunion au local le mercredi à 17 heures.

Notre Dame de Lourdes

Pour les Journées Européennes du Patrimoine 2022, la Sauvegarde du Patrimoine Romannais et Péageois a choisi de mettre en valeur et faire connaître les joyaux artistiques que l'on peut admirer dans cette église construite en pleine période de l'Art décoratif.

Pour se faire, la SPRP, outre la visite commentée de l'église, le dimanche 18 septembre après midi, avait donné une conférence sur le même sujet à la médiathèque Simone de Beauvoir, complétée par une exposition dans cette médiathèque pendant la seconde quinzaine de septembre.

Placée sous l'angle de l'art, cette église est intéressante pour son architecture, les matériaux utilisés pour sa construction, et à l'intérieur, pour ses sculptures, ses vitraux, son autel et ses grands panneaux muraux du chemin de croix, oeuvres d'artistes reconnus.

Pas loin d'une centaine de personnes a suivi cette visite.

Cette église néogothique a été construite par l'architecte François Béranger, Milan 21-06-1901 - Valence 17-12-1978, assistant de Dom Bellot, le "moine architecte".

Commencés en 1937, les travaux s'achèvent en 1940. Cependant, elle est consacrée et ouverte aux fidèles dès le 15 août 1938.

Certains contestent le style gothique moderne de l'église. Pour eux: "Les angles droits, les hexagones et les motifs en vague ne laissent aucun doute sur le style Art Déco choisi pour la construction".

Dom Bellot (Paul Louis Denis Bellot) est un religieux et architecte français né à Paris le  et mort à Québec le , spécialisé en architecture religieuse. Fils aîné d’un architecte-vérificateur admirateur de Viollet-le-Duc, Paul Louis Denis Bellot entra aux Beaux-Arts de Paris, dont il sortit avec le diplôme d'architecte en 1900.

Après plusieurs voyages en Espagne durant lesquels il découvrit notamment l'architecture mauresque, il renonça au métier d'architecture pour entrer le 6 octobre 1901 chez les bénédictins de la congrégation de Solesmes, au Royaume Uni, après la loi de 1901 expulsant les congrégations de France.

On confia à Dom Bellot la construction de plusieurs édifices religieux, tant en Europe qu'au Canada. Il forma plusieurs élèves et c'est ainsi que Béranger devint l'un de ses assistants et réalisa Notre Dame de Lourdes selon les plans établis par Dom Bellot.

Beaucoup des églises construites par Dom Bellot ont une unité architecturale, un "air de famille" comme on peut le constater sur les deux photos ci-dessous.

Sanctuaire Notre Dame des Grâces, Trois Rivières, Québec.

Église Notre Dame de Lourdes, Romans sur Isère.

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Histoire de Notre Dame de Lourdes

par Monique Berrard

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Lucien Dupuis présente la technique de construction de l'église.

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Nicole Collus décrit les sculptures...

Georges Serraz (1883-1964) a réalisé toutes les sculptures de Notre Dame de Lourdes.  Après des  études à l'École des Beaux-Arts de Besançon, il connait deux carrières d’artiste distinctes, d’abord celle d’un portraitiste renommé à Besançon et à Dijon jusqu’en 1921, puis celle d’un sculpteur d’art religieux à Paris. Il acquiert  une renommée mondiale grâce à trois statues monumentales – le Christ Roi à madère (14 m), le Christ Roi des Ouches en Haute Savoie (25 m) Il a un grand souci de pureté et de simplicité dans l’expression, dans le dessin comme dans la pierre, la Vierge du Mas Riller dans l’Ain (32.6 m), contemporaine de NDL.

Les sculptures intérieures, toutes en pierre naturelle (pierre des Vosges, pierre de Lavoux à grains…)  seront taillées dans son atelier à Paris avant d’être  « mises en scène » dans l’église par Georges Serraz lui-même.

La statue du Clocher sera quant à elle coulée au sommet du clocher dans des moules réalisés à Paris et modelée sur béton frais par Georges Serraz.

puis Nicole nous parle des vitraux.

Les 67  vitraux de l’église sont réalisés entre 1941 et 1949 par deux maitres-verriers : Louis Ferdinand Balmet de Grenoble  (les six verrières de la nef, les vitraux du chœur) et Georges Thomas de Valence (les vitraux de l’entrée).  Tous deux  vont apporter de la modernité aux vitraux de NDL par un dessin aux lignes de contour marquées et des appositions  de touches de couleur, sur un  thème  pourtant classique de la représentation des Saints.

La réalisation des vitraux a été l’objet d’un travail coordonné entre le sculpteur Georges Serraz et le peintre, Jac Martin Ferrière afin que la lumière mette en valeur le relief des sculptures et éclaire le chemin de croix.

Les époux Devoize terminent cette présentation avec l'autel  réalisé par le sculpteur Arménien Toros et le chemin de croix, c'est à dire les peintures murales du peintre Jean Martin-Ferrières (Grand Prix de Rome).

L'autel est l'oeuvre de Toros, 1934 - 2020, né à Alep et décédé à Romans. Sculpteur autodidacte, il obtient en 1966 le premier prix de sculpture pour L’Émancipation de la femme arabe. En 1967 il s'expatrie en France et s'installe à Valence puis Romans. Toros travaille essentiellment le laiton et le bronze. L'autel date de 1984.

Le chemin de croix

Jacques Martin-Ferrières dit « Jac » Martin-Ferrières est né le 6 août 1893. A bonne école, son père, artiste peintre postimpressionniste, reconnu comme tel.

Avant de s’adonner à sa passion, la peinture, il fera entre autre des études de chimie à la Sorbonne, ce qui lui permettra de maîtriser parfaitement les pigments et leur chimie. Il fabrique lui-même ses couleurs.

De 1928 à 1933, il réalise les peintures murales de l’église Saint Christophe de Javel Paris XVe, utilisant une technique ancienne, la peinture à l’encaustique.

C’est ce qui le rendra célèbre et lui apportera plusieurs commandes dont Marseille, Montauban, Clichy et Romans.

A cette occasion, il présente ses projets :

- respecter les lignes architecturales, ne pas oublier  les coupoles et les grands axes qui l’accompagnent,

- dévoiler ses idées sur le chemin de croix … « Le chemin de croix est une chose continue, le mot même de chemin indique bien l’idée de suite ininterrompue, pourquoi donc le couper en 14 scènes séparées comme 14 tableaux ayant chacun son sens propre… »,

- soigner particulièrement les gestes et les attitudes des personnages.

 

En 1934, il crée et peint une fresque du chemin de croix à l’église Saint Louis de Marseille.

« …Martin-Ferrieres a su être moderne dans ce sujet plutôt que classique parce qu’il a supprimé les gestes superflus et les personnages inutiles… ». Revue SUD N°140 de septembre 1936.  Le Père Prudhomme, curé de Notre-Dame de Lourdes, va à Marseille pour rencontrer J.M.F. Le Père Prudhomme séduit par ses idées et son travail, veut absolument lui confier la réalisation du chemin de croix de son église. Les travaux ne débuteront officiellement qu’en 1945 et termineront en 1950. C’est un chemin continu, composé de 6 panneaux représentant les 14 scènes de la Passion du Christ.


« Dans tous les panneaux, le Christ est représenté avec une grande taille, nettement supérieure à celle des autres personnages».

« Dans le panneau 6 ... une église qui n'est pas autre chose que Notre Dame de Lourdes ».

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