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Compte rendu dans le Dauphiné Libéré de la visite organisée le dimanche 15 avril 2018  par la Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois.

Lire la publication de Jean-Pierre Devoize dans les pages patrimoine du site.

architecture 19 ET 20ème siècles

Façades « architecture de fin XIXe et XXe »

Rendez-vous, dimanche 15 avril à 10h, place devant la gare.

Visite gratuite sans réservation.

 La fin du XIXe et le début du XXe marquent le début de l’apogée de l’industrie de la chaussure à Romans et de la chapellerie à Bourg de Péage, ce qui a entraîné un enrichissement du paysage urbain, grâce à cette «Bourgeoisie Patronale et Commerçante ».

Au cours de ce « Clin d’œil », nous nous intéresserons à l’architecture Haussmannienne et Art Déco.

Deux somptueuses façades d’immeubles de style haussmannien et deux de style art déco illustreront notre parcours.

 style haussmannien

 

 

Page en construction

L'association S.P.R.P. a pour buts de défendre et de favoriser la conservation du patrimoine architectural, historique, culturel et environnemental des villes de Romans, Bourg de Péage et leurs pays, par l'étude et une meilleure connaissance des deux cités traversées par la rivière Isère. Elle a pour objets d'organiser diverses manifestations, expositions et conférences, parutions, journées du patrimoine. L'association S.P.R.P. s'interdit toute propagande politique ou religieuse et toute forme de discrimination et garantit la liberté de conscience. 

Maison des associations: les travaux sont commencés!

Les élus et les entreprises réunies pour le dévoilement du panneau de chantier.Les élus et les entreprises réunies pour le dévoilement du panneau de chantier.

L’un des plus importants projets de mi-mandat entre officiellement dans sa phase de réalisation. Depuis quelques semaines, les entreprises sont à pied d’œuvre pour le lancement de la construction de la Maison des Associations.


Comme annoncés dans le cadre du projet Gar’Is, les travaux d’aménagement de la place du Pont ont débuté ce mardi 4 avril. Sauf intempéries, ils devraient s’étendre jusqu’au vendredi 16 juin.

Les travaux dans le détail

Les lauriers et leur contenant, situés devant et en face de la librairie vont être enlevés, afin de permettre la réalisation, en leur lieu et place, de calades en galets sciés avec des emmarchements calcaires.

RomansVilleMediev
Deux classes de 5e du collège Debussy ont travaillé sur la thématique des villes médiévales en étudiant, sur le terrain et aux Archives communales, l'histoire de Romans. Dans le cadre de ce projet pédagogique, les élèves ont réalisé des diaporamas qui, pour certains, ont été primés

 

         

          Au XIIe siécle, la ville était protégée par un premier rempart achevé en 1164. Cette protection permit aux modestes espaces des rives de l’Isère, enfin assurées, de développer des accotements pour recevoir et décharger les premiers radeaux de longs sapins, et massifs fayards du Vercors, ainsi que les robustes rouvres des forêt du Royans.

     Romans fluvial  
 

      Là, se faisait le travail du bois et du fer, indispensable aux nombreuses constructions générées par le développement et le dynamisme de la ville. Des marchands de passage, attirés par cette vitalité, s’arrêtaient et installaient leur commerce et leur activité. Cette prospérité de la cité attira aussi de nombreux paysans des alentours, qui trouvaient facilement des emplois dans ce lieu très attractif.
Bientôt, la ville dut se développer à l’est de la porte Pailheray, le long du chemin de Grenoble, et au bord de la rivière. L’Isère permettait le transport de matières et d'outils et la présence de nombreuses résurgences fournissait l’énergie pour les scies et le pilon des forges. Ces maisons et ateliers nouveaux étaient construits à la manière de l’époque, murs en pisé ou torchis, toit de chaume comme à la campagne. Ce quartier, hors les murs, fut appelé « quartier Pailheray » (prononcer Pailleraye), mot autant dédaigneux que moqueur.
Sur le chemin de Grenoble, parallèle à la rive de l’Isère, s’alignèrent les premiers commerces qui formeront le tracé de ce qui deviendra plus tard le quartier Saint-Nicolas.

       
 

         Au XIVe siècle, une seconde enceinte, plus vaste que la première, fut construite pour protéger ces nouveaux quartiers. Dans le même temps, plusieurs ports s’installèrent le long des rives sécurisées. Avec la Renaissance, la révolution industrielle s’amorce et de véritables ports se sont créés avec des zones bien délimitées par des noms personnels. Au siècle suivant, on comptera dix ports à Romans : Ports Saint-Nicolas, Romeyer , Merlin, Orphelines, Neuf, Sabaton… et trois à Bourg-de-Péage : Pizançon, Moulin… Le chemin de halage, du Rhône jusqu’à Grenoble, est amélioré, ce qui entraîne une activité à Saint-Nicolas, avec les ateliers d’artisans, les négoces, les tavernes et les « boui-boui à Gourmandines » qui est un arrêt très apprécié et attendu par les équipages de « radeliers » et mariniers qui, la décharge terminée, festoient le soir, achètent et boivent à qui mieux mieux.
Nous vous invitons à découvrir un côté inconnu de la vie portuaire des mariniers dans la vallée du Rhône et celle des rudes marins d’eau douce de l’Isère, lors d’une prochaine projection et conférence, qui aura lieu avant Noël, au 3 rue des Clercs, dans la grande salle des archives municipales de Romans.

             La Sauvegarde du Patrimoine romanais - péageois                                                    Elvio Segatto

          Combe Laval Jusqu’au milieu du XIXe siècle, il était impossible de se rendre dans le Vercors en voiture, seuls les piétons et les cavaliers pouvaient y accéder. C’est dire l’intérêt que présente la construction des deux principales routes qui permettent aujourd’hui de gagner le massif du Vercors et de la forêt de Lente par la route des Grands Goulets et celle de Combe-Laval.

          Pour communiquer avec le Royans et la vallée de la Bourne il y avait certes deux anciens sentiers ou chemins muletiers :
L’un partant de Saint-Martin, franchissait le pas de l’Allier situé à plus de 1200 mètres d’altitude, et se dirigeait ensuite sur le flanc ouest de la montagne, vers Chatelus et Pont-en-Royans. On pouvait aussi atteindre ce pas de l’Allier directement d’Echevis par un sentier d’ailleurs fort scabreux. C’est par ce chemin que, pendant des siècles, les bois du Vercors furent acheminés vers la plaine du Royans.
           L’autre chemin dont l’Abbé Fillet a trouvé trace dès 1318, remontait le cours de la Vernaison depuis St Eulalie, tantôt sur une rive, tantôt sur l’autre et, comme les rochers sont très rapprochés, il fallait passer dans le lit du torrent en sautant sur les gros blocs arrachés de la montagne. Finalement, la gorge se resserre encore et l’on ne pouvait franchir les rochers qu’au moyen de deux perches assemblées et jetées d’un bloc à l’autre, et d’une échelle sommaire.

         Le Conseil Général de la Drôme comprit que dans ces conditions le développement économique de cette région était fortement compromis et, en 1834, appela l’attention du Gouvernement sur ce problème. M. Epailly, ingénieur en chef du département, proposa officiellement l’ouverture d’une route passant par les goulets et la vallée d’Echevis ; M.Bernard, agent-voyer chef du département, fit les premières études sur le terrain. L’adjudication eut lieu en 1844, les travaux commencèrent peu après et durèrent 7 ans, extrêmement durs, la route fut livrée à la circulation à la fin de 1851.
Quelques années plus tard, une autre voie d’accès, non moins belle et non moins audacieuse, s’établissait au prix des mêmes difficultés : la  route de Combe-Laval. Contrairement à la précédente, cette route  n’était pas destinée à desservir une vallée peuplée, il est curieux de constater que cette immense forêt de Lente, 5000 hectares, n’a jamais connu une installation durable des hommes. Avant la révolution, elle appartenait à la Chartreuse de Bouvante ; au XVIIIe siècle, les moines décidèrent d’exploiter les mines de fer qui se trouvaient dans le voisinage et eurent besoin de beaucoup de bois pour alimenter le haut-fourneau et les martinets qu’ils construisirent alors. Un système de câbles fut d’abord installé (au col de la machine) pour descendre les arbres, mais il était assez précaire et, quelques années avant la révolution, les moines se décidèrent à construire un chemin qui, partant de St Laurent  (le pont des Chartreux) gravissait le flanc Est de l’Echarasson. Deux tunnels durent être creusés (les tunnels des moines).
Jusqu’en 1870, cette route de Laval fut la seule à desservir la forêt de Lente. Ce n’est qu’en 1868, en effet, que l’administration des Eaux et Forêts entreprit la construction d’une véritable route permettant d’exploiter la forêt de Lente, devenue forêt domaniale en 1791. Cette route évitait encore les à-pics de Combe-Laval et se dirigeait vers Lente par le sommet de la montagne qu’elle franchissait au col de l’Echarasson. Mais elle présentait encore de gros inconvénients, et, en 1890, la construction d’une nouvelle route fut décidée, les travaux durèrent cinq ans, la route de Combe-Laval fut achevée en 1897. Elle devint la départementale 76 en 1936, les Eaux et Forêts l’ayant cédée aux Ponts et Chaussées qui firent alors de gros travaux d’amélioration.

                Société archéologique de la Drôme 09/1965                                                         Jean Bouvier

  Du haut de ma tour, Moi, le plus vieux des Romanais, je rythmais imperturbablement votre vie. Mais voilà que mon grand âge…je suis né en 1429, a eu raison de mon carillon. Pourtant, perché à 37 mètres, je suis au courant de toutes les rumeurs de nos deux cités, j’aurais du faire attention et donner l’alerte à notre premier magistrat qu’une réparation était nécessaire…

       kremer 4867
Je suis resté sans voix pendant plusieurs mois. La première tentative de réparation, cet été, m’a rendu mon mécanisme mais je n’en restais pas moins muet, ce qui a fait dire à mes détracteurs que la ville m’avait laissé « tomber » et que le célèbre adage romanais, revu et modifié pour les circonstances : « Jacquemart est bien vieux, il ne survivra peut-être pas à tous les gens qu’il a vu naître » devenait réalité…et bien non ! En tenu des « Volontaires de 1792 », je suis reparti au combat et j’ai repris mes fonctions. Je suis toujours là et je continue à veiller à la destinée de la ville.

          A la surprise de tous, ce mardi, j’ai retrouvé de l’activité. A nouveau mon carillon égrène sa mélodie. Les quarts et les demis scandent notre vie. Il n’en sera pas de même pour midi et 18h, sur une toute autre mélodie. Pour les aînés, les couplets sont, depuis fort longtemps connus, mais pour les plus jeunes…

          Aussi, sans vexer personne…tout en m’écoutant carillonner, vous pourrez fredonner les quelques lignes que je vous redonne.

            Première mélodie, le refrain du chant du Barragn’s Club :

                                   Barrag’s oui Barragn’s
                                   Nous serons, nous serons toujours,
                                   Nous serons, nous serons Barragn’s,
                                   Jusqu’au der…, jusqu’au dernier jour.
(Paroles tirées du livre Barragn’s Club 1923 – 2003)

            Seconde mélodie, une sorte d’hymne à Romans

                                   « Sian lous ménà de vé Saint Nicolà,
                                   De la Pavigne et de vé Jacquama
                                   Sian lous ména doo Piage et de Romans
                                   Et j’âman las saucissa et lous matafam ».

             Romanaises, romanais me voilà à nouveau dans votre vie, encore merci de votre bienveillance, comptez sur moi pour accompagner vos joies et vos souffrances.

                La Sauvegarde du Patrimoine romanais - péageois

          Combien de Romanais se souviennent-ils de ce vieux bâtiment isolé dans ce vaste espace constitué d’un côté par la place Jean Jaurès et de l’autre par celle du champ de Mars la séparant de la Poste?

          Et d’abord, pourquoi cette appellation de Bourse du Travail ?

Le mot Bourse est utilisé aujourd’hui seulement par le monde de l’Argent. Au XIXe siècle, la Bourse du Travail était un bureau de placement des salariés en chômage ou de passage dans la ville où ils venaient se renseigner sur les entreprises susceptibles de les embaucher.
Elle devint progressivement le lieu où s’organisèrent les syndicats. En juillet 1940, aussitôt après la signature de l’armistice avec l’Allemagne hitlérienne, le gouvernement de Vichy, constitué autour du maréchal Pétain, supprima les syndicats ouvriers. A Romans, quelques pièces du bâtiment furent alors transformées en salles de classe.


Anciens bâtiments de la Bourse du Travail
Dès la libération, en juillet 1944, la Bourse reprit ses fonctions, mais, cette fois, avec la présence d’un deuxième syndicat, la CFTC (confédération française des travailleurs chrétiens), jusqu’ici frileusement installée dans la basse ville, à l’intérieur de locaux de la paroisse Saint-Barnard.
La CFTC se décidait maintenant à monter à la Bourse. Ce vieux bâtiment aux murs extérieurs décrépits, était occupé de la façon suivante : au rez-de-chaussée, une grande salle occupée occasionnellement ouvrait sur la place par une grande porte à deux battants.
Elle était faiblement éclairée par des ouvertures vitrées au sommet du mur, crasseuses, jamais nettoyées. Les jours ordinaires, l’entrée s’effectuait, sur la gauche, par une porte étroite, donnant accès à un petit vestibule que contrôlait éventuellement la CGT en laissant entrebâillée la porte d’un bureau.
          Par un escalier branlant, on parvenait au premier étage. Les trois syndicats y possédaient chacun deux petites pièces. Le troisième syndicat était Force Ouvrière constitué en 1947 par une scission de la CGT. Ce nouveau venu, pour l’instant, n’avait aucun syndicat ouvrier à Romans. Tous ces locaux ne disposaient d’aucune commodité. Inutile d’y chercher les toilettes.
En cas de nécessité, il fallait sortir sur la place, contourner la Bourse, pour découvrir, enfin, des « pissotières ». Un tel état de vétusté du bâtiment était indigne d’une ville ouvrière. Tout en haut de la Bourse, deux ou trois logements inconfortables abritaient des familles peu exigeantes dont les loyers devaient être très faibles.
Quelle était l’ambiance entre ces syndicats si proches les uns des autres ? En 1945, à l’échelon national, la CGT, avait, dans son programme, l’unité d’action qu’elle appliquait volontiers localement, jugeant la CFTC bien faible. Elle n’avait pas tort.
          Ainsi, le Premier Mai, la fête du Travail était célébrée en plein air du côté ensoleillé de la Bourse. Force Ouvrière n’y participait jamais.
L’ordre de prise de paroles était toujours le même. L’intervenant de la CFTC, devenue, en 1964, la CFDT, abandonnant ainsi son étiquette religieuse, intervenait le premier assez brièvement. Il était toujours un simple militant local, tandis que l’orateur CGT pouvait descendre parfois de Paris, notamment le secrétaire de la fédération des cuir et peaux.
Le plus populaire d’entre eux fut Habert, un tanneur berrichon.
L’unité d’action fut encore très sensible à Romans, lors des grandes grèves de 1968. Une petite équipe, composée de militants des deux syndicats CGT et CFDT, se rendait aux portes des usines encore en activité pour leur demander de se joindre au mouvement.

         
          Enfin, lors de l’achèvement de la Maison des Syndicats, le terme de Bourse Travail fut abandonné à juste titre. La répartition des locaux fut calculée en proportion du nombre de délégués du personnel élus sous chaque étiquette syndicale. L’entente fut rapidement réalisée.

          La vieille Bourse du Travail fut entièrement rasée. Tel est le sort des immeubles vétustes ! Rien ne rappelle ici, le passé ouvrier de Romans.

 

 

tourniquetDès le XVII e siècle, l'abandon des enfants constitue un véritable fléau dans la société française. Au siècle suivant, la situation s'aggrave encore. La progression des abandons est due à la misère des classes populaires, mais aussi au développement des naissances illégitimes lié à la liberté des mœurs qui caractérise le XVIIIe siècle. Le nombre d'enfants abandonnés progresse de façon spectaculaire et inquiétante. La pratique la plus courante consiste à "exposer" son enfant dans un lieu public, souvent sous un porche d'église. Beaucoup d'enfants sont également abandonnés à l'hôpital après leur naissance ou chez les sages-femmes.

Dans les années 1630, Vincent de Paul (1581-1660) est alerté par les Dames de la Charité sur les conditions désastreuses dans lesquelles sont pris en charge les enfants trouvés, recueillis dans une maison du chapitre Notre-Dame au Port Saint-Landry. Il organise à titre expérimental l'accueil de quelques enfants avant de poser les fondements véritables de l'œuvre d'aide à l'enfance abandonnée. Il établit un règlement pour l'accueil et le placement des enfants et définit des principes stricts pour le recrutement des nourrices.

L'œuvre de Vincent de Paul est reconnue et officialisée par l'Etat en 1670 : l'édit royal crée l'Hôpital des Enfants Trouvés.

Les membres du bureau achètent dans les années suivantes une maison rue Neuve, Notre-Dame et une propriété au faubourg Saint-Antoine. Chacun de ces établissements reçoit une mission bien précise : l'hospice dépositaire du parvis Notre-Dame (appelé également maison de la Couche) accueille les nouveau-nés abandonnés et la maison du faubourg Saint-Antoine les enfants plus âgés.

       
 

Extrait d’un acte de naissance :

« …employé à l’hospice général de cette ville, Monsieur… lequel nous a déclaré par ce jour d’hui à une heure du matin, étant seul, il a trouvé dans le tour dudit hospice un enfant tel qui nous le présente ayant pour vêtements trois drapeaux, un mauvais maillot de coton, une bande et deux petites coiffes. Après avoir « visité » l’enfant, avoir reconnu qu’il était de sexe féminin, qu’il ne paraissait âgé d’environ deux jours et qu’il n’avait aucune marque sur le corps ni aucun écrit sur les vêtements, de suite avoir inscrit l’enfant sous le nom de …..Célestine et avoir ordonné qu’il fut remis à l’hospice général de cette ville pour y être élevé ».

       
 

Mais quel est ce « tour » mentionné dans l’acte ?

Vers 1800, plusieurs villes mettent en place des tours d'abandon. Pour Romans, c est un arrêté préfectoral du 2 avril 1819 qui donne l’ordre de construire un « tour ». Il s'agit d'un guichet tournant installé dans la façade des hospices. Ce dispositif permet aux parents de déposer leur enfant dans l'anonymat et en toute sécurité. Ils laissent parfois dans les langes des nouveau-nés des signes de reconnaissance gardant l'espoir de leur identification, voire d'une future restitution. Le décret impérial du 19 janvier 1811 officialise l'usage du Tour d'abandon. A Paris, ce dispositif ne semble avoir fonctionné qu'une cinquantaine d'années (entre les années 1810 et 1860).

Son emploi se développe au cours du XVIIIe siècle avant de se généraliser sous l'Empire qui impose la présence d'un tour par chef-lieu d'arrondissement. Les hospices devaient prendre en charge les enfants trouvés jusqu’à l’âge de douze ans. Et à  Romans, où se trouvait ce tour ? Certainement dans le bâtiment administratif de l’hôpital, côte de Montalivet, mais nous n’avons pas trouvé d’informations précises sur le lieu ni sur la date de création.

Avant 1825, dans la Drôme, il n’y avait que trois centres qui pouvaient accueillir ces enfants, Valence, Montélimar et Crest.

Les enfants trouvés à Romans étaient envoyés au centre de Valence moyennant une indemnité versée par l’hôpital de Romans. Par arrêté préfectoral, en 1825, les centres de Crest et Montélimar sont supprimés et Romans devient centre d’hébergement où sont accueillis  les enfants de Crest, et Valence ceux de Montélimar. En 1829, suite à la  fermeture du centre de Valence : l’hôpital de Romans demeure le seul centre de la Drôme et réunit l’ensemble des enfants trouvés et abandonnés du département. En 1853, 737 enfants étaient pris en charge par l’hôpital de Romans.

Dès la fin du XIXe siècle, de nombreux Romanais avaient pris l’habitude de se rendre à la campagne le dimanche, dès les beaux jours revenus. Les commerçants s’y rendaient plutôt le lundi, jour de fermeture de leur magasin. Les plus pauvres, se contentaient de s’asseoir dehors sur le pas de leur porte.

La Grande Guerre (1914-1918) avait interrompu ces distractions, à part pour quelques privilégiés égoïstes.

Après plus de quatre ans de guerre, de tristesse, d’annonces de morts au combat, la joie de vivre se manifeste à nouveau et, probablement, avec plus d’intensité qu’avant guerre, sauf pour les familles endeuillées.

Pendant la belle saison, on rêvait, durant la semaine, de la sortie du dimanche. Par contre, en hiver, rares étaient ceux qui pratiquaient le ski. En avril, l’une des sorties lointaines préférées était celle de la vallée de l’Eyrieux, au moment de la floraison des pêchers. Les Romanais aimaient s’y rendre, de préférence, le lundi de Pâques où n’était célébré aucun culte. Mais si Pâques était trop tôt, les pêchers n’étaient pas encore en fleurs et la sortie était alors reportée à un dimanche plus tardif.


Les derniers survivants des pêchers de l'Eyrieux
(Photo Michel Rissoan)

 

Comment se rendre dans la vallée de l’Eyrieux ?

Le train était peu commode car il fallait en changer, au minimum, plusieurs fois. Alors, les jeunes prenaient leur vélo qui, à l’époque, était dépourvu de changement de vitesse.
Les meilleurs cyclistes  montaient les côtes en « danseuse ». Les autres, après quelques tours de roue, se résignaient à mettre pied à terre.

Même si, de temps en temps, on avait poussé le vélo à la main, on était fier, le soir, d’avoir parcouru quatre-vingt km. Après la première guerre mondiale, les voitures à cheval disparurent, remplacées par les premiers cars. Des entreprises, comme la maison Alloncle, proposaient un dimanche dans la vallée de l’Eyrieux. Certains Romanais aisés possédaient déjà leur auto.

Quel que fut le moyen de transport, les mères de famille prévoyaient le pique-nique ; bien rares étaient celles à qui leur mari prêtait un coup de main. Quelques uns prétextaient la préparation de leur canne à pêche.
Est-ce si différent aujourd’hui ? Si l’épouse disposait d’une glacière, elle passait chez le boucher prendre un morceau de pain de glace. Pour Pâques, on veillait particulièrement à la préparation de la pogne. La mère de famille la pétrissait la veille et la portait le lendemain à cuire dans le four du boulanger. La dégustation serait plus tard un moment convivial surtout si la sortie se déroulait entre amis.

Le repas terminé, la journée se poursuivait par une bonne sieste, la lecture d’un journal, le plus souvent romanais, le Jacquemart ou l’Impartial.

Cependant, les pêcheurs ne s’attardaient pas trop à l’ombre du verger et se rendaient sur les bords de la rivière, ce qui pouvait entraîner quelques disputes avec les gamins venus patauger.

Le sifflement d’une locomotive à vapeur attirait l’attention. Sur la ligne à voie étroite des chemins de fer du Vivarais, le train montant au Cheylard atteignait péniblement les vingt kilomètres à l’heure.

Aujourd’hui, le paysage de la vallée de l’Eyrieux a bien changé. La plupart des pêchers atteints par une maladie que la chimie n’a pu guérir ont dû être arrachés. Ils sont remplacés par la culture des pommes de terre nouvelles. Les locomotives ne sifflent plus.

La fête de Pâques, autrefois, s’étendait sur deux jours.

Depuis la création de la semaine de quarante heures en 1937, elle s’est allongée d’un troisième jour. Alors pourquoi ne pas se rendre, plus loin, sur les rives de la Méditerranée ?

Sauvegarde du Patrimoine romanais - péageois. Françoise et Charles Gardelle

Les institutions charitables de Romans (2)

                                                            

 

Ces institutions vont disparaître peu à peu. Tous les services sont réunis sous une même entité et plus faciles à gérer. C’est l’origine de l’hôpital que nous connaissons aujourd’hui.

         -  l’hôpital du Colombier pour les épidémies,
         -  l’hôpital de Pailherey pour les vieillards et les passants. Il était situé dans l’actuelle rue de l’infirmerie, quartier St-Nicolas,
         -  l’hôpital Vieux pour les pestiférés, anciennement caserne St-Nicolas, aujourd’hui immeuble « Valldemosa »,
         -  l’hôpital général, anciennement Caserne de la Presle, aujourd’hui immeuble de la Presle.

       
 

•  L’Hôpital du Colombier

Peu d’informations sur cet hôpital. Situé dans le quartier de la Villeneuve, entre les portes de Jacquemart et Bistour, il servait surtout en temps d’épidémie. Son existence remonte avant la construction de la seconde enceinte en 1366.
Ses dépendances furent vendues en 1527 pour une pension réunie à l’Aumône générale en 1577.

  L’Hôpital de Notre-Dame de Rebatte ou hôpital Pailherey

Situé dans le quartier du Pailherey et construit en 1421, sur le quai avant d’arriver à l’Église Saint-Nicolas, en face d’une fontaine dont les eaux étaient réputées salutaires, il fut édifié grâce à la générosité de Didier de Villard, surnommé Rebatte, bon et riche marchand de Romans. Il était destiné à recevoir les pauvres, les malades, les pèlerins et d’autres personnes.
Très utile pendant les pestes, il ne dura qu’un siècle.  En 1555 les bâtiments furent réunis à l’Aumône générale. En 1561, une partie des bâtiments fut utilisée pour l’installation d’un collège, rue St-Nicolas, appelé aussi « école grammaticale ». Le reste fut vendu ou loué et quelques logements furent cédés gratuitement à des familles pauvres.
En 1596, une maladie contagieuse s’étant déclarée à Grenoble, le Parlement de cette ville s’installe dans les locaux du collège, avant de déménager à Saint-Paul-les-Romans. En 1727, ces bâtiments furent occupés par des casernes.

 

  L’Hôpital Vieux appelé aussi Hôpital des Infects

Avant le typhus de 1628, Romans avait été ravagée quatre fois par la peste en 1442, 1446, 1494 et 1504. L’expérience aidant, les autorités de la ville se montrèrent d’un dévouement et d’un courage dignes d’éloges.

Aux approches du fléau :

  1. Mise à disposition d’un local pour les pestiférés,
  2. Formation d’un conseil de santé,
  3. Mise en place d’un règlement préventif de la contagion,
  4. Renouvellement des vœux, pour essayer de conjurer la progression du fléau.

Lors de la dernière peste qui cessa en 1507, la ville ne pouvant loger tous ses malades, les consuls achetèrent, au bord de l’Isère, plus loin que le quartier Chapelier, une maison et un vaste champ sur lequel ils firent construire des baraques pour recevoir les pestiférés.
Charles de Lionne, dit abbé de Lesseins, chanoine de Saint Barnard, neveu du ministre de Louis XIV et constructeur du château de Triors, fit la demande pour la création d’un l’hôpital qui réponde à un besoin réel. Des bateaux permettaient d’y accéder ce qui évitait de traverser la ville et de propager l’épidémie.

Cet hôpital fut supprimé en 1772 et revendu. Ulysse Chevalier, dans son essai sur les monuments de Romans, nous indique qu’il resterait quelques vestiges sur les bords de l’Isère, en face de l’ancienne Maladière.
En 1789, le déficit de trésorerie fut comblé par un généreux donateur. Cet hôpital fut uni en 1830 à celui de la Charité.


  L'hôpital de la Charité

Fondé en 1649, dans le quartier de la Presle grâce à la générosité de Melchior de Gillier, seigneur de Lagny, premier maître d’hôtel du roi (Nous reparlerons de cette famille dans un prochain article se rapportant au Mystère des trois Doms).
En 1669, les frères de Saint-Jean-de-Dieu furent appelés à le diriger.
Grâce à leur compétence, cet établissement s’agrandit et 12 lits perpétuels furent crées.
Les Romanais apprécièrent leur gestion et leur dévouement à la population, si bien qu’ils gardèrent la direction de l’hôpital après la suppression des ordres religieux. Les servantes volontaires des pauvres, qu’on leur avait adjointes pour le service intérieur, furent remplacées par les sœurs du Saint-Sacrement en 1834.

Ancien Hôpital général, transformé en caserne de la Presle

•  L'Hôpital général

Une lettre du roi, en date du 2 mai 1686, évoquait les inconvénients, que présentait la multiplicité, des hôpitaux dans une même ville. Il est demandé de créer un hôpital général qui regroupe tous les services.
Par manque de ressources, ce n’est qu’en 1732, grâce à la fortune de Jeanne Farge, veuve de Sébastien Boissaret, léguée par testament, qu’il est possible de répondre favorablement à cette lettre. En 1739, deux maisons avec jardin et cour, situées sur les quais, sont achetées à Gumin d’Hautefort. Cet établissement ne reçut, pendant prés d’un siècle que 70 à 100 personnes. Devant le peu de ressources, en 1740, une lettre patente du roi permit d’unir cet hôpital à d’autres biens des différentes fondations de charité existant antérieurement à Romans et plus particulièrement à l’hôpital de la Charité.
Une ordonnance du 20 septembre 1829 autorisa cette réunion, les locaux abandonnés furent cédés aux autorités militaires et transformés en caserne - caserne de la Presle - pour y placer une partie de la nouvelle garnison.

Les institutions charitables de Romans (2)

                                                            

Ces institutions vont disparaître peu à peu. Tous les services sont réunis sous une même entité et plus faciles à gérer. C’est l’origine de l’hôpital que nous connaissons aujourd’hui.          -  l’hôpital du Colombier pour les épidémies,
         -  l’hôpital de Pailherey pour les vieillards et les passants. Il était situé dans l’actuelle rue de l’infirmerie, quartier St-Nicolas,
         -  l’hôpital Vieux pour les pestiférés, anciennement caserne St-Nicolas, aujourd’hui immeuble « Valldemosa »,
         -  l’hôpital général, anciennement Caserne de la Presle, aujourd’hui immeuble de la Presle.
•  L’Hôpital du Colombier Peu d’informations sur cet hôpital. Situé dans le quartier de la Villeneuve, entre les portes de Jacquemart et Bistour, il servait surtout en temps d’épidémie. Son existence remonte avant la construction de la seconde enceinte en 1366.
Ses dépendances furent vendues en 1527 pour une pension réunie à l’Aumône générale en 1577.
  L’Hôpital de Notre-Dame de Rebatte ou hôpital PailhereySitué dans le quartier du Pailherey et construit en 1421, sur le quai avant d’arriver à l’Église Saint-Nicolas, en face d’une fontaine dont les eaux étaient réputées salutaires, il fut édifié grâce à la générosité de Didier de Villard, surnommé Rebatte, bon et riche marchand de Romans. Il était destiné à recevoir les pauvres, les malades, les pèlerins et d’autres personnes.
Très utile pendant les pestes, il ne dura qu’un siècle.  En 1555 les bâtiments furent réunis à l’Aumône générale. En 1561, une partie des bâtiments fut utilisée pour l’installation d’un collège, rue St-Nicolas, appelé aussi « école grammaticale ». Le reste fut vendu ou loué et quelques logements furent cédés gratuitement à des familles pauvres.
En 1596, une maladie contagieuse s’étant déclarée à Grenoble, le Parlement de cette ville s’installe dans les locaux du collège, avant de déménager à Saint-Paul-les-Romans. En 1727, ces bâtiments furent occupés par des casernes.
  L’Hôpital Vieux appelé aussi Hôpital des InfectsAvant le typhus de 1628, Romans avait été ravagée quatre fois par la peste en 1442, 1446, 1494 et 1504. L’expérience aidant, les autorités de la ville se montrèrent d’un dévouement et d’un courage dignes d’éloges. Aux approches du fléau :

  • Mise à disposition d’un local pour les pestiférés,
  • Formation d’un conseil de santé,
  • Mise en place d’un règlement préventif de la contagion,
  • Renouvellement des vœux, pour essayer de conjurer la progression du fléau.

Lors de la dernière peste qui cessa en 1507, la ville ne pouvant loger tous ses malades, les consuls achetèrent, au bord de l’Isère, plus loin que le quartier Chapelier, une maison et un vaste champ sur lequel ils firent construire des baraques pour recevoir les pestiférés.
Charles de Lionne, dit abbé de Lesseins, chanoine de Saint Barnard, neveu du ministre de Louis XIV et constructeur du château de Triors, fit la demande pour la création d’un l’hôpital qui réponde à un besoin réel. Des bateaux permettaient d’y accéder ce qui évitait de traverser la ville et de propager l’épidémie.
Cet hôpital fut supprimé en 1772 et revendu. Ulysse Chevalier, dans son essai sur les monuments de Romans, nous indique qu’il resterait quelques vestiges sur les bords de l’Isère, en face de l’ancienne Maladière.
En 1789, le déficit de trésorerie fut comblé par un généreux donateur. Cet hôpital fut uni en 1830 à celui de la Charité.
  L'hôpital de la Charité Fondé en 1649, dans le quartier de la Presle grâce à la générosité de Melchior de Gillier, seigneur de Lagny, premier maître d’hôtel du roi (Nous reparlerons de cette famille dans un prochain article se rapportant au Mystère des trois Doms).
En 1669, les frères de Saint-Jean-de-Dieu furent appelés à le diriger.
Grâce à leur compétence, cet établissement s’agrandit et 12 lits perpétuels furent crées.
Les Romanais apprécièrent leur gestion et leur dévouement à la population, si bien qu’ils gardèrent la direction de l’hôpital après la suppression des ordres religieux. Les servantes volontaires des pauvres, qu’on leur avait adjointes pour le service intérieur, furent remplacées par les sœurs du Saint-Sacrement en 1834.
Ancien Hôpital général, transformé en caserne de la Presle

•  L'Hôpital général

Une lettre du roi, en date du 2 mai 1686, évoquait les inconvénients, que présentait la multiplicité, des hôpitaux dans une même ville. Il est demandé de créer un hôpital général qui regroupe tous les services.
Par manque de ressources, ce n’est qu’en 1732, grâce à la fortune de Jeanne Farge, veuve de Sébastien Boissaret, léguée par testament, qu’il est possible de répondre favorablement à cette lettre. En 1739, deux maisons avec jardin et cour, situées sur les quais, sont achetées à Gumin d’Hautefort. Cet établissement ne reçut, pendant prés d’un siècle que 70 à 100 personnes.
Devant le peu de ressources, en 1740, une lettre patente du roi permit d’unir cet hôpital à d’autres biens des différentes fondations de charité existant antérieurement à Romans et plus particulièrement à l’hôpital de la Charité.
Une ordonnance du 20 septembre 1829 autorisa cette réunion, les locaux abandonnés furent cédés aux autorités militaires et transformés en caserne - caserne de la Presle - pour y placer une partie de la nouvelle garnison.

Un jugement contre les chenilles

en mars 1547

                                                            

L’article proposé aujourd’hui a l’apparence d’une légende, mais il n’en est rien. Sous l’Ancien Régime, il était de coutume de juger les animaux pour fautes commises.

juger les animaux

 

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