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Compte rendu dans le Dauphiné Libéré de la visite organisée le dimanche 15 avril 2018  par la Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois.

Lire la publication de Jean-Pierre Devoize dans les pages patrimoine du site.

architecture 19 ET 20ème siècles

Façades « architecture de fin XIXe et XXe »

Rendez-vous, dimanche 15 avril à 10h, place devant la gare.

Visite gratuite sans réservation.

 La fin du XIXe et le début du XXe marquent le début de l’apogée de l’industrie de la chaussure à Romans et de la chapellerie à Bourg de Péage, ce qui a entraîné un enrichissement du paysage urbain, grâce à cette «Bourgeoisie Patronale et Commerçante ».

Au cours de ce « Clin d’œil », nous nous intéresserons à l’architecture Haussmannienne et Art Déco.

Deux somptueuses façades d’immeubles de style haussmannien et deux de style art déco illustreront notre parcours.

 style haussmannien

 

 

Page en construction

L'association S.P.R.P. a pour buts de défendre et de favoriser la conservation du patrimoine architectural, historique, culturel et environnemental des villes de Romans, Bourg de Péage et leurs pays, par l'étude et une meilleure connaissance des deux cités traversées par la rivière Isère. Elle a pour objets d'organiser diverses manifestations, expositions et conférences, parutions, journées du patrimoine. L'association S.P.R.P. s'interdit toute propagande politique ou religieuse et toute forme de discrimination et garantit la liberté de conscience. 

Maison des associations: les travaux sont commencés!

Les élus et les entreprises réunies pour le dévoilement du panneau de chantier.Les élus et les entreprises réunies pour le dévoilement du panneau de chantier.

L’un des plus importants projets de mi-mandat entre officiellement dans sa phase de réalisation. Depuis quelques semaines, les entreprises sont à pied d’œuvre pour le lancement de la construction de la Maison des Associations.


Comme annoncés dans le cadre du projet Gar’Is, les travaux d’aménagement de la place du Pont ont débuté ce mardi 4 avril. Sauf intempéries, ils devraient s’étendre jusqu’au vendredi 16 juin.

Les travaux dans le détail

Les lauriers et leur contenant, situés devant et en face de la librairie vont être enlevés, afin de permettre la réalisation, en leur lieu et place, de calades en galets sciés avec des emmarchements calcaires.

RomansVilleMediev
Deux classes de 5e du collège Debussy ont travaillé sur la thématique des villes médiévales en étudiant, sur le terrain et aux Archives communales, l'histoire de Romans. Dans le cadre de ce projet pédagogique, les élèves ont réalisé des diaporamas qui, pour certains, ont été primés

 

         

          Au XIIe siécle, la ville était protégée par un premier rempart achevé en 1164. Cette protection permit aux modestes espaces des rives de l’Isère, enfin assurées, de développer des accotements pour recevoir et décharger les premiers radeaux de longs sapins, et massifs fayards du Vercors, ainsi que les robustes rouvres des forêt du Royans.

     Romans fluvial  
 

      Là, se faisait le travail du bois et du fer, indispensable aux nombreuses constructions générées par le développement et le dynamisme de la ville. Des marchands de passage, attirés par cette vitalité, s’arrêtaient et installaient leur commerce et leur activité. Cette prospérité de la cité attira aussi de nombreux paysans des alentours, qui trouvaient facilement des emplois dans ce lieu très attractif.
Bientôt, la ville dut se développer à l’est de la porte Pailheray, le long du chemin de Grenoble, et au bord de la rivière. L’Isère permettait le transport de matières et d'outils et la présence de nombreuses résurgences fournissait l’énergie pour les scies et le pilon des forges. Ces maisons et ateliers nouveaux étaient construits à la manière de l’époque, murs en pisé ou torchis, toit de chaume comme à la campagne. Ce quartier, hors les murs, fut appelé « quartier Pailheray » (prononcer Pailleraye), mot autant dédaigneux que moqueur.
Sur le chemin de Grenoble, parallèle à la rive de l’Isère, s’alignèrent les premiers commerces qui formeront le tracé de ce qui deviendra plus tard le quartier Saint-Nicolas.

       
 

         Au XIVe siècle, une seconde enceinte, plus vaste que la première, fut construite pour protéger ces nouveaux quartiers. Dans le même temps, plusieurs ports s’installèrent le long des rives sécurisées. Avec la Renaissance, la révolution industrielle s’amorce et de véritables ports se sont créés avec des zones bien délimitées par des noms personnels. Au siècle suivant, on comptera dix ports à Romans : Ports Saint-Nicolas, Romeyer , Merlin, Orphelines, Neuf, Sabaton… et trois à Bourg-de-Péage : Pizançon, Moulin… Le chemin de halage, du Rhône jusqu’à Grenoble, est amélioré, ce qui entraîne une activité à Saint-Nicolas, avec les ateliers d’artisans, les négoces, les tavernes et les « boui-boui à Gourmandines » qui est un arrêt très apprécié et attendu par les équipages de « radeliers » et mariniers qui, la décharge terminée, festoient le soir, achètent et boivent à qui mieux mieux.
Nous vous invitons à découvrir un côté inconnu de la vie portuaire des mariniers dans la vallée du Rhône et celle des rudes marins d’eau douce de l’Isère, lors d’une prochaine projection et conférence, qui aura lieu avant Noël, au 3 rue des Clercs, dans la grande salle des archives municipales de Romans.

             La Sauvegarde du Patrimoine romanais - péageois                                                    Elvio Segatto

          Combe Laval Jusqu’au milieu du XIXe siècle, il était impossible de se rendre dans le Vercors en voiture, seuls les piétons et les cavaliers pouvaient y accéder. C’est dire l’intérêt que présente la construction des deux principales routes qui permettent aujourd’hui de gagner le massif du Vercors et de la forêt de Lente par la route des Grands Goulets et celle de Combe-Laval.

          Pour communiquer avec le Royans et la vallée de la Bourne il y avait certes deux anciens sentiers ou chemins muletiers :
L’un partant de Saint-Martin, franchissait le pas de l’Allier situé à plus de 1200 mètres d’altitude, et se dirigeait ensuite sur le flanc ouest de la montagne, vers Chatelus et Pont-en-Royans. On pouvait aussi atteindre ce pas de l’Allier directement d’Echevis par un sentier d’ailleurs fort scabreux. C’est par ce chemin que, pendant des siècles, les bois du Vercors furent acheminés vers la plaine du Royans.
           L’autre chemin dont l’Abbé Fillet a trouvé trace dès 1318, remontait le cours de la Vernaison depuis St Eulalie, tantôt sur une rive, tantôt sur l’autre et, comme les rochers sont très rapprochés, il fallait passer dans le lit du torrent en sautant sur les gros blocs arrachés de la montagne. Finalement, la gorge se resserre encore et l’on ne pouvait franchir les rochers qu’au moyen de deux perches assemblées et jetées d’un bloc à l’autre, et d’une échelle sommaire.

         Le Conseil Général de la Drôme comprit que dans ces conditions le développement économique de cette région était fortement compromis et, en 1834, appela l’attention du Gouvernement sur ce problème. M. Epailly, ingénieur en chef du département, proposa officiellement l’ouverture d’une route passant par les goulets et la vallée d’Echevis ; M.Bernard, agent-voyer chef du département, fit les premières études sur le terrain. L’adjudication eut lieu en 1844, les travaux commencèrent peu après et durèrent 7 ans, extrêmement durs, la route fut livrée à la circulation à la fin de 1851.
Quelques années plus tard, une autre voie d’accès, non moins belle et non moins audacieuse, s’établissait au prix des mêmes difficultés : la  route de Combe-Laval. Contrairement à la précédente, cette route  n’était pas destinée à desservir une vallée peuplée, il est curieux de constater que cette immense forêt de Lente, 5000 hectares, n’a jamais connu une installation durable des hommes. Avant la révolution, elle appartenait à la Chartreuse de Bouvante ; au XVIIIe siècle, les moines décidèrent d’exploiter les mines de fer qui se trouvaient dans le voisinage et eurent besoin de beaucoup de bois pour alimenter le haut-fourneau et les martinets qu’ils construisirent alors. Un système de câbles fut d’abord installé (au col de la machine) pour descendre les arbres, mais il était assez précaire et, quelques années avant la révolution, les moines se décidèrent à construire un chemin qui, partant de St Laurent  (le pont des Chartreux) gravissait le flanc Est de l’Echarasson. Deux tunnels durent être creusés (les tunnels des moines).
Jusqu’en 1870, cette route de Laval fut la seule à desservir la forêt de Lente. Ce n’est qu’en 1868, en effet, que l’administration des Eaux et Forêts entreprit la construction d’une véritable route permettant d’exploiter la forêt de Lente, devenue forêt domaniale en 1791. Cette route évitait encore les à-pics de Combe-Laval et se dirigeait vers Lente par le sommet de la montagne qu’elle franchissait au col de l’Echarasson. Mais elle présentait encore de gros inconvénients, et, en 1890, la construction d’une nouvelle route fut décidée, les travaux durèrent cinq ans, la route de Combe-Laval fut achevée en 1897. Elle devint la départementale 76 en 1936, les Eaux et Forêts l’ayant cédée aux Ponts et Chaussées qui firent alors de gros travaux d’amélioration.

                Société archéologique de la Drôme 09/1965                                                         Jean Bouvier

  Du haut de ma tour, Moi, le plus vieux des Romanais, je rythmais imperturbablement votre vie. Mais voilà que mon grand âge…je suis né en 1429, a eu raison de mon carillon. Pourtant, perché à 37 mètres, je suis au courant de toutes les rumeurs de nos deux cités, j’aurais du faire attention et donner l’alerte à notre premier magistrat qu’une réparation était nécessaire…

       kremer 4867
Je suis resté sans voix pendant plusieurs mois. La première tentative de réparation, cet été, m’a rendu mon mécanisme mais je n’en restais pas moins muet, ce qui a fait dire à mes détracteurs que la ville m’avait laissé « tomber » et que le célèbre adage romanais, revu et modifié pour les circonstances : « Jacquemart est bien vieux, il ne survivra peut-être pas à tous les gens qu’il a vu naître » devenait réalité…et bien non ! En tenu des « Volontaires de 1792 », je suis reparti au combat et j’ai repris mes fonctions. Je suis toujours là et je continue à veiller à la destinée de la ville.

          A la surprise de tous, ce mardi, j’ai retrouvé de l’activité. A nouveau mon carillon égrène sa mélodie. Les quarts et les demis scandent notre vie. Il n’en sera pas de même pour midi et 18h, sur une toute autre mélodie. Pour les aînés, les couplets sont, depuis fort longtemps connus, mais pour les plus jeunes…

          Aussi, sans vexer personne…tout en m’écoutant carillonner, vous pourrez fredonner les quelques lignes que je vous redonne.

            Première mélodie, le refrain du chant du Barragn’s Club :

                                   Barrag’s oui Barragn’s
                                   Nous serons, nous serons toujours,
                                   Nous serons, nous serons Barragn’s,
                                   Jusqu’au der…, jusqu’au dernier jour.
(Paroles tirées du livre Barragn’s Club 1923 – 2003)

            Seconde mélodie, une sorte d’hymne à Romans

                                   « Sian lous ménà de vé Saint Nicolà,
                                   De la Pavigne et de vé Jacquama
                                   Sian lous ména doo Piage et de Romans
                                   Et j’âman las saucissa et lous matafam ».

             Romanaises, romanais me voilà à nouveau dans votre vie, encore merci de votre bienveillance, comptez sur moi pour accompagner vos joies et vos souffrances.

                La Sauvegarde du Patrimoine romanais - péageois

L'association S.P.R.P. a pour buts de défendre et de favoriser la conservation du patrimoine architectural, historique, culturel et environnemental des villes de Romans, Bourg de Péage et leurs pays, par l'étude et une meilleure connaissance des deux cités traversées par la rivière Isère. Elle a pour objets d'organiser diverses manifestations, expositions et conférences, parutions, journées du patrimoine. L'association S.P.R.P. s'interdit toute propagande politique ou religieuse et toute forme de discrimination et garantit la liberté de conscience.