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Sous la rocade... des Romains !

                                                            

 

Des hommes ont vécu, à l’époque romaine, sur le territoire du Romans actuel. Des découvertes fortuites, tuiles, tessons de céramique, le laissaient présager. Les travaux nécessaires au contournement N-O de la ville ont confirmé l’existence de nos lointains ancêtres.

Avant le début du chantier, en 2006, des sondages archéologiques ont été réalisés par Mme P. Réthoré de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives), sur le tracé de la future rocade. Ils ont révélé la présence des hommes non seulement à l’époque romaine mais aussi des siècles avant et des siècles après. Le territoire de Romans  devait déjà avoir beaucoup d’attraits !

Deux zones ont été fouillées: l’une au quartier de Presles, dans le prolongement de la rue Louis le Cardonnel, l’autre vers l’hôpital, quartier Meilleux.

En dehors de traces d’occupation humaine plusieurs siècles av.J.-C., deux périodes sont particulièrement représentées.

Un vaste ensemble artisanal de l’époque gallo-romaine (I er_IIe siècles après J.-C.) a été mis à jour, quartier de Presles. Des bases de bâtiments de grandes dimensions,  une centaine de petites fosses (qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets), permettent d’imaginer une activité intense, probablement liée à la présence d’une « villa », peut-être une de celles dont on soupçonne l’existence quartier des Jabelins et quartier Saint Pierre.

       
 
sous la rocade
 

Ce riche passé de l’époque gallo-romaine rappelle le souvenir de fouilles effectuées entre 1956 et 1969, à Saint-Paul-lès-Romans par Michel Vignard.
Elles ont dégagé une « villa » aux très belles mosaïques conservées aujourd’hui au musée de Valence.

Le deuxième chantier, près de l’hôpital, a permis la découverte d’une occupation plus tardive, au Moyen-Âge. Vers l’an Mil, des potiers ont exploité une poche d’argile et installé leurs fours dont dix huit ont été retrouvés.
Les poteries à « fond marqué » portent un motif en relief. Elles étaient vendues dans tout le Lyonnais et le Dauphiné. Le site de Romans est particulièrement intéressant car c’est la première fois qu’est découvert un atelier de ce type de fabrication.

       
 

Dès le début des fouilles, beaucoup de Romanais se sont intéressés à leur passé. Après les sondages, Mme Réthoré est revenue à Romans annoncer l’ouverture des chantiers. A la fin des fouilles, en 2008, Mme Monique Le Nézet-Célestin, responsable scientifique des fouilles, et Mr A. Horry, spécialiste de la céramique, invités par la Sauvegarde du Patrimoine et Accès (Université Populaire) ont présenté les premiers résultats de leurs recherches. Le 10 juin 2010, tous deux reviendront à Romans, à la demande de la Revue Drômoise (Société d’Histoire et d’Archéologie de la Drôme) en partenariat avec la médiathèque Simone de Beauvoir. Après une longue étude des vestiges découverts, ils feront connaître les conclusions de leur campagne de fouilles et répondront aux questions de tous ceux qui s’intéressent au passé.

 Sauvegarde du Patrimoine romanais-péageois.  Françoise et Charles Gardelle

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